Parchemins

Tant de livres à jamais enterrés
Littérature multiple de l’Antiquité

***

Les livres étaient fort précieux, construits par des âmes d’archontes
On n’en a détaillé par la suite le compte
Tous ces grands hommes croyaient que leurs écrits
Bâtis à l’argile et au stylet
Allait demeurer dans l’Eternité
Livres d’astronomie, manuels, traités
Les trois-quart de leur oeuvre nous en sont allées
Absurde destruction des monothéismes
Devant une littérature qui, pour la première fois,
Elançait au loin ses sublimes pas
Vers des sommets propre à notre véritable idéalisme

***

Il discutait souverainement des choses
Comme des gens ayant longtemps médités
Ce qu’ils avaient cherché en dernière cause
Ils l’avaient trouvé, entre autres choses,
Et en avaient fait un rouleau de parchemins
Que les cultivés promenaient le long des chemins

***

Leur écriture n’est pas celle d’aujourd’hui
Laquelle jongle et joue avec les vocables.
Au contraire, chez eux, chaque mot était pesé,
Provenant de gens vénérables
Pour qui écrire n’étaient pas rien…
Ou, plutôt, dicter !
Et en dictant,
Au fil de la discussion intérieure, instantanée,
Trouver des vérités en passant

parchemins-epars

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