Travail & énergie

Tu ressens souvent cette saveur des idées, mélangées, liées, qui couchent ensemble dans ton cerveau le soir avant de dormir.

Et pourtant, tu viens de vivre des minutes d’angoisse où tes énergies se vidaient une à une.

Tu es seul chez toi, ton lit est plat, à même le sol, ça ne t’endors pas, loin de là… tu te sens lourd au dedans, et ton plexus solaire se noue comme une boule de laine traversée par une grosse épingle.

Cette saveur des idées qui, chaque soir, se mêle avec bonheur dans ta tête à ébullition maximale, et te fait philosopher, ou plutôt refaire le monde solitairement, comme un enfant dont l’imagination déborde soudain.

Quelle pitrerie ! Cette énergie, cette confiance, ces idées géniales ou saugrenues, cet élan de ton esprit et de ton âme, tu devrais l’avoir la journée, en pleine matinée, alors que tout peut se mettre en marche. Tu te dis : « J’aimerais donner mon or quand cela se fait normalement ».

Si l’homme était bien fait, cela se saurait, cela se verrait. Nous ne ferions jamais les mauvais choix, nous serions tous enthousiastes et heureux d’une joie sans trêve ni repos.

Le malheur serait vite résolu par l’entraide et la confiance mutuelle. Pourquoi se donnait tant de mal, hein ?

Mais l’humanité veut se transcender, elle veut son propre accomplissement par des exploits, des choses qui la dépassent : elle a le goût de l’impossible. Jamais elle ne se repose, et c’est ainsi.

Une mystérieux entité, celui qui connecte ton cerveau par milles synapses, qui tisse les fils nerveux de ton corps, veut te donner des buts, malgré toi, malgré ta volonté, tes désirs, tes envies, tes passe-temps.

Il faut des objectifs qui agréent en toi une puissante mise en branle du cœur, de ton esprit impossible à rassasier.

Ta confiance, logée dans le plexus, centre des énergies et principal actionneur de la vie, serait rétablit. Tes peurs s’envoleront comme des nuages inféconds, dont l’eau condensée ne se serait jamais écoulé en trombes de pluie venant mûrir les parterres de ton âme.

A toi, il te faut le calme parfait, le plaisir, accompagné de son compère, le travail, le travail qui endurcit, qui force à la volonté, qui permet le délassement et donc l’appréciation de la culture à sa juste – et haute – valeur.

Le travail doit d’abord t’endurcir, te forger des traits de combattant, une volonté incorruptible.

Qui peut ignorer que c’est par un certain restreignement que l’énergie est décuplée ?

Entendez-vous souvent, près de chez vous, ces étudiants ou ces jeunes travailleurs rugir dans les soirées, redécouvrir le sens de ce que signifie « avoir du plaisir », « ressentir la vie dans son intensité la plus grande » ? C’est surtout parce qu’ils ont travaillé dur la semaine qu’ils peuvent se permettre ce vendredi soir, ce samedi soir de vivre comme des rois et des reines. Et leur travail leur en deviendra, peut-être, d’autant plus désirable, dans cette lutte entre volonté de réussir et travail, et volonté de jouir et loisirs.

C’est ainsi que la vie, sans cesse, se compresse et s’agrandit. Elle semble d’abord, comme une boule de feu s’englober, se réduire, puis exploser et s’épanouir.

L’art est de bien pratiquer, de bien choisir son travail et ses loisirs – afin de bien coordonner son énergie avec sa vie.

3379533744.gif

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s