Epigramme

Lorsque tu partis prendre ta douche, j’ai senti tes chaussures. J’espérais sottement y trouver un parfum de femme. Je n’y ai senti qu’une agréable et molle puanteur.

Je remonte vers le pantalon-jean que tu as laissé négligemment, j’aime à y voir à travers les coutures bleues tes jambes, tes fesses, j’y sens l’agréable odeur de fraise qui émane toujours de toi comme une saveur à la grenadine.

Ton haut, je le sens plus fort encore. Là, j’y reconnais tes odeurs les plus délicates, celles qui te distinguent. La douceur y domine, une irrépressible et si capiteuse douceur – et aussi un parfum de lit, de couettes, de draps, de sommeil, de rêves.

Tes autres vêtements, je ne préfère pas te révéler ce que j’y apprécie, mes mots n’auraient alors plus assez de sens alors que c’est ma chair qui parlerai la première.

Mucha hero crop (1)

Alphonse Mucha, Femme à la marguerite, 1900

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