Civilisation athénienne VS romaine

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Léo Ferrero, dans son livre Paris, dernier modèle de l’Occident datant de 1932, distinguait entre civilisation romaine, caractérisée par la force, un droit strict, une société ordonnée, marqué par le classicisme des formes, qu’il opposait à la civilisation athénienne faite de création artistique, de fécondité intellectuelle, mais permissive et lâche.

Le Paris de l’époque représentait pour lui toujours – et la France avec – l’idéal d’une civilisation caractérisée par un équilibre de ces civilisations, à la fois romaine et athénienne.

Que dire d’aujourd’hui ? Les pays de l’Ouest de l’Europe sont désordonnés, créatifs encore, de manière folle : elles sont devenues des civilisations athéniennes, quasi entièrement (seules quelques institutions tiennent encore debout).

A l’évidence, les civilisations romaines se situent aujourd’hui à l’Est de l’Europe, où un certain ordre est encore accepté comme normal et structurant. On peut citer également bien des civilisations asiatiques, comme la Chine (le Japon n’est-il pas athénien aujourd’hui, du point de vue de la culture ?). Les pays, qui, globalement, conservent une structure étatique forte, cette structure régentant le pays, tout ce qui a trait au césarisme, au national-populisme concret, à une forme de société autoritaire veut aujourd’hui retourner dans le giron d’une civilisation romaine tel que défini par Léo Ferrero.

Tout ce qui, à l’évidence, privilégie la permissivité et la création culturelle sans formes rejoint une forme de décadence athénienne.

Il nous appartient de rejoindre les civilisations que nous souhaitons, dans lequel nous souhaitons nous épanouir, nous rendre à l’aise, car elles seraient propices à notre créativité et notre avenir.

A l’évidence, les civilisations athéniennes ne pourront revenir vers un équilibre qu’au prix d’un effondrement (que tout le monde annonce en ce moment, y compris dans le camp de la gauche). Il nous appartient de rejoindre l’ascendant des civilisations romaines qui, elles, sont déterminées à maintenir leur rang, leur statut, leur rôle et leur ordre formateur, ordonnateur et structurant.

Ce sont dans ces pays que naîtront de nouveau des civilisations où l’équilibre entre l’art et la force sera propice au renouveau des arts.

Le penchant gauchiste, le penchant athénien, l’ « otium graecum » que stigmatisaient les vieux Romains de l’Empire, nous mène vers une décadence qui ne semble pas avoir de fin, qu’au prix d’un effondrement.

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