Deux visions / versions du paganisme

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En vérité, les paganismes sont certes similaires par bien des aspects, mais profondément différents voire antagonistes par d’autres.

Le paganisme celte/nordique/slave/germain a de fortes tendances matriarcales, matricielles.

L’ersatz de paganisme nordique que nous vend une religion New Age comme le Wicca est explicitement tournée vers le féminin et la primauté du féminin.

A l’opposé, les religions païennes grecques et, a fortiori, romaine, était essentiellement patriarcale.

C’est pourquoi elles ont abouti à la vision proprement politique des choses.

Tandis que les paganismes nordiques (résumons par « nordique » les paganismes celtes, baltes, slaves et germains) n’ont jamais abouti à des formes politiques hautes comme la République, l’Empire, et par conséquent la science politique afférente, mais également la réflexion proprement philosophique – à savoir la dialectique, la thèse, synthèse et antithèse, et ainsi de suite tel que l’avait vu Friedrich Hegel – telles que la concevaient la Grèce de Socrate et la Rome de Cicéron.

Plein d’un matriarcat, d’une vision matricielle des choses, le paganisme nordique s’est laissé tourné dans le cyclisme des choses, a refusé de surmonter – par le biais du principe patriarcal – sa vision de la société, sa société elle-même, composés au pire de tribus, au mieux d’une élection d’un chef dirigeant ses tribus.

On peut ainsi trouver dans le « pagan folk » nordique, genre musical qui a un grand retentissement aujourd’hui et qui vient heureusement contrecarré la vulgarité et l’ignoble culture rap, énormément de chanteuses, un principe souvent matriciel dans les clips, et un retour à l’archaïque féminin. Certes, il y a le « Pagan metal » de groupes comme Amon Armath par exemple, mais cependant cela ne doit pas cacher que le paganisme qui y est transmis est égalitaire entre les 2 sexes, mets en avant la femme-sorcière, guerrière, prêtresse autant que le guerrier viking, celte ou slave.

Le « pagan folk » est « romantique », pour reprendre la vieille distinction entre le romantisme (féminin, sentimentale, vu comme excessivement émotionnel) et le classique (rationnel, piquant, sec, masculin, mettant des barrières aux choses).

Ainsi, on peut fortement distinguer, dans la musique, le rythme carrée ou saccadée (classique) comme dans le Classic Rock, la pop des Beatles des années 60, et une forme d’électro comme la Synthwave. A cela, s’oppose la tendance à une mélodie discontinue et plutôt floue (romantisme) telle qu’on le voit dans le pagan folk, chez un compositeur de musique classique comme Richard Wagner (lequel s’inspirait explicitement de la mythologie germaine), dans la musique rock indépendante tel que le groupe canadien Godspeed Black Emperor (le post-rock), ou d’autres formes de musique plutôt « matricielle » d’origine nordique, en tout cas, ayant des racines dans la culture du Nord de l’Europe.

La première forme s’apparente à la latinité, qui exige des formes strictes, découpées, solides et tangibles, tandis que la deuxième est propre aux pays nordiques, propre à un flux discontinu des choses, sans découpage, saisissant le flux des choses plutôt qu’y imposer des formes « aere perennius » si on reprend le mot du poète romain Horace, expression qu’admirait un Nietzsche.

Il en est donc ainsi de la différence entre les paganismes nordiques opposées aux paganismes méditerranéens, dont le versant romain représente bien l’apogée des tendances.

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